Les syndicats mondiaux demandent la libération immédiate des militants syndicaux bélarussiens emprisonnés

16.05.22

Les syndicats mondiaux demandent la libération immédiate des militants syndicaux bélarussiens emprisonnés

Représentant plus de 200 millions de travailleurs dans le monde, la Confédération syndicale internationale, UNI Global Union, et ses partenaires syndicaux mondiaux ont appelé à la libération immédiate des militants syndicaux biélorusses emprisonnés. Vous trouverez ci-dessous la déclaration complète du Conseil des Global Unions, adoptée le 12 mai 2022 :

Le 19 avril 2022, plus de vingt dirigeants et militants du Congrès des syndicats démocratiques du Bélarus (BKDP) ont été arrêtés par le Comité de sécurité de l'État. Si certains d'entre eux ont été libérés par la suite, au moins dix sont toujours en détention, dont le président du BKDP, Aliaksandr Yarashuk, vice-président de la CSI et membre du Conseil d'administration de l'OIT, et Siarhei Antusevich, vice-président du BKDP. Ces personnes et leurs collègues sont des prisonniers d'opinion.

Ils sont accusés en vertu de l'art. 342 partie 1 du Code pénal de la République du Bélarus et ont été transférés en détention provisoire le temps de l'enquête. Les accusations en vertu de l'art. 342 incluent la préparation d'actions qui portent gravement atteinte à l'ordre public et sont passibles d'une arrestation ou d'une restriction de liberté de deux à cinq ans, ou d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à quatre ans. Nous demandons leur libération immédiate et le retrait de toutes les accusations portées par le régime illégitime d'Alexandre Loukachenko, qui a truqué une élection en 2020 pour rester au pouvoir.

Leur arrestation et leur traitement ont suscité une indignation et une protestation généralisées : il s'agit d'une affaire à motivation politique directement liée à leurs activités syndicales, et d'une attaque contre la démocratie et le syndicalisme indépendant qui en est une composante essentielle.

L'arrestation, même brève, de dirigeants syndicaux pour avoir exercé leur droit légitime à la liberté d'association constitue une grave violation des droits humains fondamentaux, comme en témoigne le fait que le directeur général de l'OIT, Guy Ryder, a publié un communiqué spécial et s'est adressé directement au gouvernement du Bélarus. Nous profiterons de la prochaine Conférence internationale du travail et du Conseil d'administration de l'OIT qui suivra pour accroître la pression sur le régime illégitime du Belarus.

La communication avec nos collègues syndicalistes emprisonnés n'est possible que par le biais d'avocats et de lettres : nous exigeons le droit de leur rendre visite en personne et cherchons à envoyer une délégation de solidarité au Belarus à cet effet.

En tant que syndicats mondiaux, nous ne resterons pas silencieux face à cette attaque injustifiée et inacceptable contre les syndicats de Biélorussie et, par extension, contre les travailleurs et les syndicats du monde entier - une blessure à l'un est une blessure à tous.

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